Dès le 1 janvier 2017 un nouveau droit de famille entre en vigueur en Suisse. Il vise une meilleure protection des droits des enfants mais aussi une égalité du régime entre couples mariés et parents concubins ou non.
Il y a plusieurs dispositions dans cette nouvelle loi qui s’avèrent d’une importance primordiale pour ce qui est des conséquences surtout financières pour les prestations alimentaires des parents envers leurs enfants.
Tout d’abord la pension alimentaire avec la nouvelle loi est désormais imprescriptible : Un enfant majeure pourrait toujours réclamer le remboursement de toutes les sommes qui ne lui ont pas été versés avec des intérêts considérables même vingt ou trente ans plus tard. Cette disposition peut être considérée presque comme radicale par rapport à l’ancien régime mais aussi en comparaison de ce qui se passe dans des autres pays en Europe ou ailleurs
En outre dans le souci d’égalité entre les parents concubins en union libre ou mariés, le parent gardien (marié ou non) ne reçoit plus des couts de prise en charge : Ceux-ci seront intégrés à la contribution d’entretien qui va directement à l’enfant sans passer par le parent gardien.
Pour ce qui est du minimal vital garanti pour le parent gardien celui-ci est fixé indépendamment de la pension de l’enfant par le juge. Toutefois si la situation du parent qui paie la pension change, l’enfant est en droit d’exiger jusqu’à cinq ans en arrière un réajustement de la contribution à laquelle il a droit.
Enfin un autre changement important est que pour de cas de divorce des parents qui risquent d’entrainer des conséquences matérielles importants pour l’enfant, le juge en charge du divorce pourra désormais refuser de le prononcer ! Il peut ordonner une médiation obligatoire entre les époux et même nommer un curateur afin d’arriver à une solution qui sera à ses yeux adéquate pour protéger au mieux les intérêts de l’enfant.
Une nouvelle loi donc destinée d’un part à mettre les couples mariés au pied d’égalité avec les parents non mariés et d’autre part à faire un cadre qui met en primauté les intérêts des enfants. Cette loi restreint beaucoup l’espace laissé jusqu’alors aux parents de faire prévaloir leurs propres priorités sur ceux de leurs enfants. Par ailleurs cette loi impose un réexamen en vertu des nouvelles dispositions des cas qui n’ont pas été statués en 2016. Il en reste à la jurisprudence qui viendra de fixer les détails de l’application de ce nouveau cadre juridique -sensiblement plus ferme- désormais en vigueur en Suisse.
Notre étude s’est penchée sur les détails de ce nouveau régime juridique et a analysé dans la mesure du possible les conséquences de ses dispositions et nous nous tenons volontiers à disposition pour tout éclaircissement ou examen de ses modalités pratiques.